[ 20 ]

[ 20 ]
Lorsque je m'étais réveillée ce matin-là, j'avais tout de suite senti que j'étais différente. Différente de la fille que j'étais était hier, de celle qui s'amusait chaque soir jusqu'au bout de la nuit et buvait jusqu'à en oublier son prénom. A partir de cet instant, plus rien ne fut comme avant. Cela faisait maintenant plus de six mois que j'avais perdu cette partie de moi-même, doutant à chaque instants un peu plus de réussir à la retrouver un jour. Mais qu'importe, le spectacle devait continuer. Mon sourire ne se déroba pas, malgré le terrible sentiment de solitude grandissant peu à peu en mon c½ur. Après tout, avais-je seulement le droit d'être triste ? J'avais tout pour être heureuse : des parents géniaux, beaucoup d'amis, de bonnes notes et un peu de cet infime talent qui fait défaut à la plupart des gens. N'étant pas sûre d'avoir le droit de me plaindre, j'ai continué de sourire. Oui, le spectacle ne devait en aucun cas s'arrêter. Les soirées s'enchaînèrent, devenant de plus en plus ennuyeuses et déprimantes, m'enfonçant de plus en plus dans ma solitude. Personne n'avait rien remarqué, et lorsque j'essayais d'en parler, certains me disaient que ça passerait, d'autres qu'ils comprenaient, et d'autres encore ne croyaient pas qu'une fille comme moi pouvait aller mal. Une fille si... souriante. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé ce qu'il se cachait derrière les sourires mélancoliques et évasés des gens que vous croisiez ? Les apparences sont parfois trompeuses. Mon sourire n'était plus qu'un rempart contre les larmes perlant sans cesse à mes yeux. Il y avait ceux qui se disaient mes amis et ceux qui l'étaient vraiment. Il y avait ceux qui m'ont déçue, nombreux, et ceux qui m'ont étonnée. Ces derniers se comptaient sur les doigts d'une seule main. Après tout, que peut-on bien faire d'une pauvre fille déprimée ? Qu'est-ce qui peut bien traverser son esprit dérangé pour qu'elle éclate en sanglots en plein milieu d'un cours ? Ma plus grande déception a été la perte d'une amie qui m'étais chère, mais qui semblait ne rien vouloir d'autre que de me voir m'enfoncer dans ma douleur, me rabaissant sans arrêt jusqu'à ce que je me sente devenue si inutile que j'aurais voulu ne jamais être née. Après cette douloureuse prise de conscience qui m'éloigna de cette soi disant amie, pour moi, me lever le matin devint synonyme d'une mauvaise journée de plus. Une mauvaise journée de trop, sans doute. J'avais la gorge nouée en permanence, les larmes aux yeux à l'écoute des chansons qui me faisaient vibrer, le teint pâle et les yeux hagards d'avoir mal dormi, comme toujours. Bien sûr, il restait quelques moments de bonheur, de fous rires, mais au-dessus de moi planait toujours l'ombre menaçante de mes sombres pensées. Peu à peu, j'ai compris : je ne savais pas ce que je recherchais, mais je savais ce que je ne voulais pas. Je ne voulais pas de ces faux amis, ni de cette vie toute tracée. C'est alors qu'à commencée la grande évasion. Bien sûre, j'aurais voulu la vivre en vrai, m'enfuir loin de ce monde hypocrite, mais j'étais bien trop lâche, alors je me suis contentée de rêver. Et j'ai découvert le pouvoir des mots, et le don que j'avais de les rendre beaux. Ecrire était devenu plus qu'un besoin, une échappatoire, m'empêchant de sombrer. Mon sourire n'avait jamais cessé d'illuminer mon visage le temps de cette période, et pourtant j'avais terriblement souffert de cette indifférence affectée qu'affichaient la plupart de mes proches. Oui, les apparences ne sont au final qu'une manière d'enfouir nos faiblesses au plus profond de notre âme, et certains regards peuvent parfois cacher plus de solitude que milles c½urs. Nous sommes seuls face à la souffrance...
# Posté le samedi 28 février 2009 17:50
Modifié le dimanche 01 mars 2009 07:45

[ 19 ]

[ 19 ]
Il y eut des rires, puis des larmes, et encore d'autres rires. Des disputes, des réconciliations, des conneries de faites, des mensonges, des vérités de dites. Il y eut des histoires d'amour douloureuses, de la jalousie cachée, monstrueuse, il y eut de la tristesse et des trahisons. Ensemble, nous firent nos plus belles expériences, nous eûmes nos plus grands fous rires, nos meilleurs comme nos pires souvenirs. Parce qu'ensemble, nous pouvons conquérir le monde. Et si nous ne pouvons pas tout avoir, alors personne ne le pourra. =)




Article dédié aux belles personnes,
elles se reconnaitront.
# Posté le vendredi 09 janvier 2009 17:18

[ 18 ]

[ 18 ]
Tout au long de ma vie, j'avais eu l'impression de juste être une spectatrice, je regardais les autres vivre avec une sorte de fascination étrange. Voyez-vous, j'ai toujours été très sensible à l'art, et un film, un poème, un roman, une cause ou même un héros pouvaient faire changer du tout au tout ma vision de la vie, pouvaient me faire pleurer et réfléchir pendant des jours. A vrai dire j'ai toujours eu une espèce d'attirance morbide pour la tristesse, les défauts et le côté sombre des autres. Pourtant, quand il s'agissait de ma vie, j'étais juste... indifférente. Oui, voilà, indifférente, c'est le mot. C'est comme si j'étais au-dehors de ce corps qui s'agitait et que j'appelait « moi ». Je n'arrivais pas à tomber amoureuse, et cela me désespérait au plus haut point. Evidemment, j'avais de la compassion et je souffrais, comme tout le monde, mais je n'avais aucuns attachements ni aucune attirance mentale. Je regardais les gens vivre, pendant que ma vie n'avançait pas, et continuait de n'avoir aucun sens, du moins à mes yeux. Quand les gens se plaignaient de trop aimer, pleuraient de tant d'amour non-partagé, moi je les enviais et faisais semblant d'aimer. Aimer trop est peut-être une trop grande souffrance pour être supportée, mais le manque d'aimer, ce vide immense, est encore pire, puisqu'on ne pouvait le combler par rien ni personne. Au moins, lorsqu'on souffre d'amour, c'est qu'on est vivant. Et cela permet d'espérer, rien qu'un jour, pouvoir vivre ce qu'on appelle le vrai amour, alors que ces coeurs déserts de tous sentiments amoureux resteraient probablement secs pour très longtemps.
# Posté le vendredi 09 janvier 2009 14:41
Modifié le vendredi 09 janvier 2009 16:30

[ 17 ]

[ 17 ]
« Mais comment fais-tu ? »
« Quoi donc ? »
« Pour sourire malgré tout. »
« Pourquoi me poses-tu cette question ? »
« Je ne sais pas, sans doute parce que pour moi ça sonne faux. C'est étrange comme sensation. J'ai l'impression de ne plus sourire pour moi-même, mais plus pour faire plaisir, pour rassurer les autres. Comme si toutes les larmes que je verse dès que je suis seule s'évaporaient au moment où je voudrais m'exprimer. Ces derniers temps, tout s'est écroulé autour de moi, mais personne ne l'a remarqué. J'ai l'impression de faire semblant. Oui oui, je vais bien, ne vous inquiétez pas. Même si c'est une forme de lâcheté, c'est bien plus facile que de se livrer et bien plus agréable pour tout le monde de croire que les autres vont bien. Les autres. Ca fait peur comme mot, les autres, tu ne trouves pas ? Au fond on a déjà du mal à se comprendre soi-même, alors à quoi bon essayer de comprendre les autres ? J'arrive déjà pas à me faire confiance à moi-même, alors en parler à quelqu'un d'autre... Tu sais, t'es la première personne à qui je réussis à dire autant de choses. »
« Merci. »
« Non, c'est moi qui te remercie. »


Pour Envela, Maina & Nolwenn
# Posté le lundi 22 décembre 2008 18:30

Dehors, l'air qui s'ennuie devient le vent...


- Ma vertu préférée : la bonté
- La qualité que je préfère chez les hommes : la fragilité sous la force
- La qualité que je préfère chez les femmes : l'intelligence
- Mon principal défaut : l'impulsivité
- Ma principale qualité : la franchise
- Le principal trait de mon caractère : la sensibilité
- Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : leur humour
- Le défaut que je déteste : la lâcheté et l'hypocrisie
- Mon occupation préférée : faire la fête, rêver
- Mon rêve de bonheur : me trouver
- Quel serait mon plus grand malheur : la mort des autres
- A part moi-même, qui voudrais-je être : personne et tout le monde à la fois
- Où aimerais-je vivre : Londres
- La couleur que je préfère : le noir
- La fleur que j'aime : le lys
- L'oiseau que je préfère : le héron
- Mes auteurs favoris : Philippe Pullman, Emilie Brontë, Wilde, Dostoïevski, Robin Hobb, Tolkien, Amélie Nothomb et beaucoup d'autres
- Mes poètes préférés : Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Pete Doherty, Saez, Gainsbourg et Bob Dylan
- Mes compositeurs préférés : Chopin
- Les personnalités qui me fascinent : Pete Doherty, Rimbaud, Gainsbourg et Bob Dylan
- Mes héros dans la vie : Bob Dylan et Camille Claudel
- L'animal que j'aime : le loup
- Ce que je voudrais être : heureuse
- Ma nourriture et boisson préférée : spaghettis bolognaises, crêpes et Sprite
- Le fait militaire que j'estime le plus : la résistance
- Le personnage historique que je n'aime pas : Hitler et beaucoup d'autres
- Le don de la nature que je voudrais avoir : une belle voix
- Comment j'aimerais mourir : héroïquement et pour une grande cause
- L'état présent de mon esprit : nostalgique
- Ce que je déteste par dessus tout : la cruauté, les principes
- La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : l'ignorance
- Mon héros favori dans la fiction : Chris dans Into The Wild
- Mon héroïne favorite dans la fiction : Catherine Earnshaw dans Les Hauts de Hurlevent et Max Guevara dans Dark Angel
- La vertu que je voudrais posséder : la capacité à pardonner
.
Dehors, l'air qui s'ennuie devient le vent...
# Posté le lundi 22 décembre 2008 17:38
Modifié le mardi 23 décembre 2008 12:21